Décroissance, à première vue ça peut faire peur. La première fois que j’ai entendu ce mot j’ai failli en faire des cauchemars. C’était pour moi un concept assez incompréhensible. J’avais écouté des explications de Pascal Canfin à ce sujet sans y comprendre grand chose. Depuis les choses ont changées, c’est un concept que j’ai assimilé.
Avant d’évoquer la décroissance, il faut parler de la croissance, comment est elle définie. Généralement on l’entend au sens économique. Elle est mesurée par différent indicateurs, en particulier le PIB (produit intérieur brut). Le problème arrive avec le constitution de ce PIB, il a de grosses lacunes.
En effet la production de biens le fait augmenter, tandis que la destruction de biens ne le fait pas diminuer. A l’inverse la destruction nécessitant une reconstruction, elle participe à l’augmentation de l’indice de croissance! Une complète aberration. Bruler des voitures, vandaliser des bâtiments, produire des objets ayant une courte durée de vie c’est positif pour la sainte croissance! Par contre c’est négatif pour la planète et pour toutes les êtres vivants qui l’habitent. Nous autres humains notamment.
Le bonheur n’est pas proportionnel au taux de croissance au contraire. Il faut sortir de cette pensée complètement déconnectée de la réalité. Cet outil de propagande capitaliste est tout simplement mauvais. On ne plante pas des carottes avec un escabeau, alors pourquoi mesurer la santé économique d’un pays à sa croissance?
Pour ces raisons oui à la décroissance de la consommation inutile, des soit disant besoins « créés » par la pub, de notre impact environnemental, de la connerie humaine…
Mais également oui à la croissance de l’ouverture d’esprit, du bien être, des petits plaisirs de tous les jours, du partage, de l’amour de l’autre…
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