27 janvier 2010
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Le crédit, aliénation au travail et à l’employeur.

8 janvier 2010

Le constat est clair, depuis des dizaines d’années le rapport de force en entreprise à beaucoup changé. Même les luttes les plus difficiles se soldent le plus souvent par un échec, au mieux un accord au rabais. La pouvoir des syndicats est désormais bien faible. D’une part les salariés syndiqués sont moins nombreux, d’autre part ceux qui ont la volonté de s’investir n’ont pas forcement les moyens humains et financiers pour le faire suffisamment. Ceci n’est pas du au hasard, les causes sont certainement multiples mais il en est une qui fait peu de doute.

Nous sommes rentré dans un cycle dans lequel règne l’argent dette. Notre système économique est désormais basé sur le crédit. C’est un levier souvent employé (à mauvais escient) par les gouvernements pour relancer la consommation. Ceci arrangeant grandement les banques et les grandes entreprises qui s’en mettent pleins les poches, au détriment de la majorité de la population. Mais le crédit est également un levier pour écraser financièrement et tuer dans l’oeuf les mouvements sociaux.

L’argent est un moyen de pression très important sur les employés d’un groupe. Si les salariés peuvent infliger des pertes financières, le plus souvent elles pèseront bien peu sur l’entreprise. Les difficultés pécuniaires viendront toucher les grévistes bien avant. Il faut donc avoir des ressources de coté de façon à pouvoir tenir le coup. Facile à dire, difficile à faire quand une grande majorité de personnes a un crédit sur le dos.

Prenons un exemple que je connais bien, mon ancien employeur. Nous l’appellerons le groupe P. Je pourrais revenir plus tard sur tous les abus, la dénégation du code du travail et des conventions collectives mais ce n’est pas le sujet principal ici. La boite se situe dans le Valenciennois, dans une ville à la population déjà très agée mais néanmoins vieillissante. Le turn over dans les salariés est très important mais une chose est frappante. Les jeunes couples ont un crédit immobilier car ils viennent de s’installer ensemble (et d’en prendre pour 20 ans minimum d’aliénation), et attendent souvent un enfant lorsqu’ils n’en n’ont pas un depuis peu. Quand aux autres jeunes employés le plus souvent c’est un crédit pour acheter une belle voiture (sans doute inévitable là bas pour être respecté socialement). Les employés moins jeunes sont aux commandes du navire et ont globalement beaucoup moins à se plaindre (malgré des exceptions notoires).

Résultat, une activité syndicale inexistante. Elle se met en place difficilement depuis deux ans, non sans se heurter à de nombreuses difficultés. Le ras le bol général est la, de plus en plus présent. Même des personnes plutôt proches de la direction commence à se rendre compte de la nécessité à se réveiller et à faire bouger les choses. Néanmoins, outre la chasse aux sorcières pour savoir qui est syndiqué ou ne l’est pas un vrai problème financier se pose. Organiser une grève sur une journée est déjà un sacrifice, le faire sur un événement majeur de plusieurs jour devient une impossibilité. Pourtant le seul moyen d’être en position de force pour révéler au public les conditions de travail indécentes et négocier avec la direction.

Autant vous le dire les personnes qui ne restent pas travailler dans le groupe P. bien longtemps ne sont pas aliénées financièrement. Généralement ses personnes ne roulent pas sur l’or, au quel cas elle ne travailleraient pas de nuit pour un SMIC, mais elle n’ont pas de compte à rendre. De ce fait elles gardent leur liberté de pensée, et d’action. Le faite que ces personnes, dont je fait parti, quittent le navire avant d’avoir mener à bien la mutinerie est sans doute une difficulté pour établir un rapport de force, j’en ai bien conscience.

Comme le disait Henri Krasucki: « Il n’y a pas de moyen de coercition plus violent des employeurs contre les employés que le chômage. » Qui n’a jamais entendu « si tu veux tu peux dégager il y en a plein dehors qui aimeraient avoir ta place ». Pourquoi la peur du non emploi est-elle aussi importante. Tout simplement parce qu’une personne aliénée à son crédit et complètement pieds et poings liés. Cet engagement qu’elle a pris la force à avoir ses rentrées d’argent régulière sans quoi elle irait au devant de grave difficultés financières. Ce n’est évidemment pas la seule raison, mais ce n’est pas la moindre.

Tout ceci débouche sur une exploitation des salariés. Il leur est demandé toujours plus de flexibilité, d’obéissance, de servilité. Difficile de dire lorsque l’on est autant sous pression. Personnelement je tiens à ma liberté de penser, à celle d’ouvrir ma gueule quand quelque chose ne va pas, et d’agir en conséquence. Pour éviter cette forme d’aliénation, au crédit je dit non!

Décroissance n’est pas récession.

6 janvier 2010

Décroissance, à première vue ça peut faire peur. La première fois que j’ai entendu ce mot j’ai failli en faire des cauchemars. C’était pour moi un concept assez incompréhensible. J’avais écouté des explications de Pascal Canfin à ce sujet sans y comprendre grand chose. Depuis les choses ont changées, c’est un concept que j’ai assimilé.

Avant d’évoquer la décroissance, il faut parler de la croissance, comment est elle définie. Généralement on l’entend au sens économique. Elle est mesurée par différent indicateurs, en particulier le PIB (produit intérieur brut). Le problème arrive avec le constitution de ce PIB, il a de grosses lacunes.

En effet la production de biens le fait augmenter, tandis que la destruction de biens ne le fait pas diminuer. A l’inverse la destruction nécessitant une reconstruction, elle participe à l’augmentation de l’indice de croissance! Une complète aberration. Bruler des voitures, vandaliser des bâtiments, produire des objets ayant une courte durée de vie c’est positif pour la sainte croissance! Par contre c’est négatif pour la planète et pour toutes les êtres vivants qui l’habitent. Nous autres humains notamment.

Le bonheur n’est pas proportionnel au taux de croissance au contraire. Il faut sortir de cette pensée complètement déconnectée de la réalité. Cet outil de propagande capitaliste est tout simplement mauvais. On ne plante pas des carottes avec un escabeau, alors pourquoi mesurer la santé économique d’un pays à sa croissance?

Pour ces raisons oui à la décroissance de la consommation inutile, des soit disant besoins « créés » par la pub, de notre impact environnemental, de la connerie humaine…

Mais également oui à la croissance de l’ouverture d’esprit, du bien être, des petits plaisirs de tous les jours, du partage, de l’amour de l’autre…

La taxe carbonne débouté par le conseil constitutionnel

31 décembre 2009

Ce mardi le gouvernement a subit un véritable affront. Le conseil constitutionnel saisi par le groupe socialiste à l’assemblée nationale a rejeté la taxe carbone. Le projet soutenu haut et fort par notre omniprésident étant considéré comme trop injuste. Cette décision prouve bien que la taxe telle que présentée n’était qu’une vaste supercherie. Un coup de peinture verte et de belles paroles ne suffise pas à devenir écolo.

Le système de taxation, oubliant les secteurs les plus polluants, était profondément injuste et inefficace. Injuste de part son système de redistribution. En effet les ménages les plus pauvres sont ceux pour lesquels les dépenses énergétiques sont les plus importantes. Quand à la redistribution, elle n’était pas prévu pour être utilisée à des fins des réductions des émissions de gaz à effet de serre. Une des raison de son inefficacité mais il y en a d’autres. La majorité des entreprises étaient exempté de cette taxe, en particulier les plus polluantes. Certains secteurs comme le transport aérien et routier n’était pas concerné alors qu’il sont de gros émetteurs de CO2. Sans compter le fait que le prix à la tonne n’était pas assez élevé pour avoir un vrai effet dissuasif et rendre intéressant à plus court terme les investissements nécessaires pour diminuer ses consommation énergétiques.

Je doute que cette décision ne soit suffisante pour arrêter tout greenwashing de la part du gouvernement. Ses priorités sont bien ailleurs, l’écologie populaire n’est pas qu’une belle notion qui peut etre utilisée à tout va. C’est une meilleur répartition des richesses pour que chacun ait les moyens de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre, tout en améliorant son niveau de vie.

Change the system, don’t change the climate!

Gaza on oublie pas

30 décembre 2009

Il y’a un an (et trois jours) débutait l’opération « plomb durci ». Soit disant destinée à « renvoyer la bande de Gaza des décennies en arrière en termes de capacité militaire, en faisant le maximum de victimes chez l’ennemi et le minimum au sein des forces armées israéliennes » dixit le commandant israélien de la région sud Yoav Galant. Pourtant l’expérience depuis 2005 au sud Liban ne s’est pas révélé concluante, le hezbollah n’ayant pas particulièrement été affaibli par le conflit. Déjà les civils étaient les premières victimes.

Un an après le bilan est terrible, 1300 morts dont 300 enfants, 5000 blessés. La région n’avait pas connu pareil violence depuis la guerre des 6 jours en 1967. « Nous ne combattons pas le peuple palestinien mais le Hamas », assure pourtant Ehoud Olmert, affirmant que l’aviation « réduit au maximum les victimes innocentes ». Pourtant c’est encore et toujours la population la plus atteinte. Que ce soit par les bombardements ou par les pénuries en eau et nourriture à cause du blocus en place. Des écoles et des refuges de l’ONU étant même pris pour cible par les F16 de Tsahal. Ce peuple enfermé par un mur de la honte, dans un abattoir à ciel ouvert ne semble pas préoccuper les dirigeants des grandes puissances occidentales. Un génocide perpétré en toute impunité. Malgré les remarques de l’ONU, aucune punition à l’égard d’Israël.

L’Egypte est ici une des principale complice de ce massacre. D’une part en fermant ses frontières à Rafah, elle empêche la fuite des victimes de cette guerre. D’autre part en renforçant les dispositions prises pour maintenir le blocus, notamment pour éviter les tunnels qui permettent d’alimenter la bande de Gaza. Ceci avec un soutien technologique de la France entre autre. Enfin en empêchant la communauté internationale de manifester son soutien au peuple palestinien. Alors qu’une marche pour la paix devait avoir lieu. Des centaines de personnes venues des quatre coins du monde. Les autorités égyptiennes bloquent cette protestation pacifique et humaniste. Une survivante de la shoah de 85 ans a d’ailleurs entamé une grève de la faim au Caire pour affirmer son mécontentement de cette décision.

Plus proche de nous avait lieu dimanche une manifestation de soutien à Lille, sur l’appel entre autre de l’AFPS la LDH et le MRAP. Environ 300 personnes étaient réunies pour manifester et sensibiliser la population.

Génocide

29 décembre 2009
nom masculin

  • Crime contre l’humanité tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; sont qualifiés de génocide les atteintes volontaires à la vie, à l’intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d’existence mettant en péril la vie du groupe, les entraves aux naissances et les transferts forcés d’enfants qui visent à un tel but.

Introspection d’introduction

27 décembre 2009

Après plusieurs années de quasi inactivité, j’ai comme l’impression d’être lobotomisé, juste un cerveau atrophié. Quel difficulté de rester concentré sur un seul sujet. Quand le désir né, il a tot fait de s’évaporer. Compiler, organiser mes idées est d’une grande difficulté. Quand vient l’heure de rédiger, je me perds dans mes pensées. Ce flou qui baigne mon esprit embrummé est une vraie épreuve que je me dois de surmonter. Cet état latent qui est mien a grand besoin de se réveiller.

Agir, produire, écrire, l’envie est la mais s’oublie à moi.

Mais le devoir de m’arracher s’impose, quitte à me faire violence. Désormais j’ose, adieu angoisse de la page blanche. Difficile d’avancer sans se donner d’objectifs, il est grand temps que je me lance. Quel défi pour moi que d’être expressif, ici j’aurais les coudées franches.

Un jour pour un mot, un article, un livre, un film, une photo…

Il me faut sortir de la pensée instantanée, aussitôt débutée aussitôt terminée. Pourquoi ne jamais développer? La rapidité d’accès ne dois pas venir brouiller les données. Sortir de la pensée formatée, prémaché et prédigérée les grandes lignes sont fixées. Les dés sont jetées. La pensée (r)éveillée renait!


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